Invocation du matin et du soir : le recueil complet (arabe, phonétique, traduction et audio)
Le recueil des invocations du matin et du soir compte généralement 21 adhkar authentiques, tirées du Coran et de la Sunna.
- Ayat al-Kursi ouvre le recueil, récitée une fois.
- Les trois sourates protectrices se récitent 3 fois chacune.
- Sayyid al-Istighfar occupe le cœur du recueil (Sahih Muslim n°2692).
- Subhanallahi wa bihamdihi se répète 100 fois matin et soir.
- Hasbiyallahu est récitée 7 fois contre toute crainte.
- Le soir, remplacez asbahnâ par amsaynâ dans la formule.
Les invocations du matin et du soir : le recueil complet
Le recueil des adhkar du matin et du soir rassemble généralement 21 invocations authentiques tirées du Coran et de la Sunna. Ce chiffre varie selon les livrets : certains en proposent 20, d’autres 12 ou 10, mais l’ordre suit presque toujours une même logique, de la protection la plus puissante vers les invocations plus courtes. La Citadelle du musulman (Hisn al-Muslim) reste la référence la plus citée pour structurer ce recueil.
Voici comment se présente la liste, dans l’ordre le plus courant :
- Ayat al-Kursi ouvre le recueil, récitée une fois pour placer la journée sous protection divine
- Les trois sourates protectrices (Al-Ikhlas, Al-Falaq, An-Nas) se récitent 3 fois chacune
- Sayyid al-Istighfar occupe le cœur du recueil, invocation centrale du pardon (Sahih Muslim n°2692)
- Subhanallahi wa bihamdihi se répète 100 fois matin et soir pour effacer les péchés
- Hasbiyallahu est récitée 7 fois, invocation essentielle contre toute crainte
- Les répétitions varient selon l’invocation : 3 fois pour Bismillahi-lladhi la yadurru, 100 fois pour les formules de glorification
La durée de récitation dépend du nombre d’invocations retenues : comptez moins de 5 minutes pour les 4 ou 5 premières, et entre 5 et 15 minutes pour l’ensemble du recueil. Un point rassurant pour débuter : cette pratique relève de la Sunna, non d’une obligation, et chaque invocation récitée compte.
Comme ces invocations s'échangent souvent à l'oral, la salutation rituelle qui ouvre la rencontre mérite elle aussi d'être prononcée et rendue avec exactitude, notamment pour savoir comment répondre au salam.
Texte arabe, phonétique et traduction française de chaque invocation

Structure type de chaque invocation (arabe vocalisé, phonétique, traduction, source)
Chaque invocation du recueil suit un format identique en quatre blocs, pensé pour un lecteur non arabophone. On commence toujours par le texte arabe vocalisé, suivi de la phonétique latine (type « Allâhumma bika asbahnâ »), puis de la traduction française entre guillemets, et enfin de la source hadith affichée sous l’invocation.
- Arabe vocalisé : texte avec harakât pour lire sans hésiter
- Phonétique latine : transcription type « Allâhumma bika asbahnâ »
- Traduction française : sens entre guillemets, fidèle et lisible
- Source hadith : référence affichée sous chaque invocation (Sahih Muslim n°2692, Tirmidhi n°3575)
- Livret mot à mot : version détaillée proposée pour 22 invocations
Ce triple format systématique permet de lire, prononcer et comprendre sans dépendre d’un professeur. La colonne source évite aussi de réciter un texte non authentifié.
Remplacer asbahna par amsayna le soir
Ce même souci de clarté profite aux formules récitées en dehors des adhkar, notamment le tachahoud que l’on prononce assis à chaque prière, avant le salut final.
Beaucoup d’invocations commencent par la formule « asbahnâ » (nous sommes au matin). Le soir, il suffit de remplacer ce mot par « amsaynâ » (nous sommes au soir). Le reste du texte ne change pas.
Exemple : « Allâhumma bika asbahnâ » devient le soir « Allâhumma bika amsaynâ ». Cette règle s’applique à toutes les invocations contenant le verbe asbaha, ce qui simplifie grandement la mémorisation : on apprend une seule version et on adapte la formule d’ouverture selon le moment.
Quand réciter les invocations du matin et du soir ?
Le créneau des invocations du matin s’ouvre à Fajr et se referme au lever du soleil. Celui du soir commence après ‘Asr et s’étend jusqu’au coucher du soleil. Réciter ses adhkar dans ces fenêtres, c’est suivre la sunna telle qu’elle est rapportée, sans en faire une obligation.
| Moment | Créneau horaire | Durée récitation | Rattrapage possible |
|---|---|---|---|
| Matin | De Fajr au lever du soleil | De 5 à 15 minutes | Oui, dans la matinée |
| Soir | De ‘Asr au coucher du soleil | De 5 à 15 minutes | Oui, en début de nuit |
Pas besoin d’attendre un moment parfait : les quatre ou cinq premières invocations se récitent en moins de 5 minutes. Vous pouvez ensuite compléter le recueil au fil de la journée ou de la soirée si le temps vous manque.
Rattraper une récitation oubliée
Si vous avez manqué le créneau idéal, la récitation tardive reste tolérée dans la matinée pour les adhkar du matin, et en début de nuit pour ceux du soir. L’important est de ne pas laisser passer la journée sans les avoir dits au moins une fois.
Adapter le texte au bon moment
Le matin, on commence par asbahna (« nous voici au matin »). Le soir, on remplace ce mot par amsayna (« nous voici au soir ») dans chaque invocation où il apparaît. Ce simple changement de formule garde le sens et respecte le moment.
Pourquoi réciter les adhkar : bienfaits et protection
Les invocations du matin et du soir constituent un bouclier spirituel concret. Elles protègent contre les maux, la sorcellerie, le mauvais œil et les djinns, et couvrent le corps, l’ouïe et la vue. Le Coran ordonne d’ailleurs l’invocation matin et soir (sourate Al-A’raf, verset 205), ce qui confirme leur place centrale dans la journée du croyant.
Leur effet sur le cœur est tout aussi réel : sérénité, apaisement de l’anxiété et sentiment de sécurité intérieure. Certaines formules ont une portée spirituelle immense, à l’image de Subhanallahi wa bihamdihi récitée 100 fois, qui efface les péchés, ou de la prière sur le Prophète 10 fois matin et soir, pour laquelle Allah prie sur celui qui l’accomplit à chaque fois.
Les adhkar ouvrent enfin la porte du rizq et de la baraka : le croyant y demande une subsistance licite et une journée bénie. Réciter ces invocations n’est pas une obligation, mais une sunna accessible en 5 à 15 minutes, à la portée de tout débutant.
Écouter les invocations en audio (MP3)
Pour un non-arabophone, l’écoute en boucle reste le moyen le plus rapide d’ancrer la prononciation. La plupart des supports proposent un bouton « Écouter » sur chaque invocation, avec le fichier MP3 associé au texte arabe et à la phonétique. Cette combinaison arabe + phonétique + audio permet de corriger naturellement les sons difficiles sans cours préalable.
La méthode qui fonctionne le mieux : écouter 3 à 5 fois une invocation courte, puis répéter à voix haute en suivant le texte. Pour les formules répétées (Subhanallahi wa bihamdihi x100), inutile d’attendre de maîtriser l’arabe : l’audio en boucle installe le rythme, et la récitation devient fluide en quelques jours. Une application mobile dédiée facilite cet usage sur téléphone, en voiture ou pendant les trajets.
Privilégiez les fichiers dont l’audio est intégré directement à chaque invocation, plutôt qu’un long fichier global difficile à naviguer. L’objectif n’est pas de tout mémoriser d’un coup : commencez par les 4 ou 5 premières invocations, qui prennent moins de 5 minutes à réciter, puis ajoutez progressivement les suivantes jusqu’au recueil complet.
